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Les avions à aile gouttière de Willard Custer
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IX. A partir d'un brigadier
Translate : in English in Spanish in German Création/Mise jour : 25/04/2005
Custer CCW5
I. Introduction IX. A partir d'un brigadier
II. Né d'une tornade X. Des batons dans les roues
III. Un garagiste visionnaire XI. Découvertes
IV. Voler, sans les ailes XII. L'aile gouttière n'a pas de passé mais elle a un avenir
V. Entrée en scène des militaires XIII. Annexes
VI. Coup de pouce d'un magazine populaire  
VII. Cage à poule volante  
VIII. Le nouvel eldorado civil  

 

Un appareil de Willard Custer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 la construction du CCW5 est classique, y compris pour les deux tunnels.

 

 

 

 

L'appareil parfait pour les projets des années cinquante de Custer vient alors de sortir. C'est un Baumann B-250 Brigadier, réalisé par un ancien ingénieur de chez Lockheed, auteur déjà d'un fort joli biplan racer à train rentrant. Un avion d'affaire particulier car il présente une formule rare, c'est des deux hélices propulsives (à part l'italien Piaggio et son amphibie de 1948, le PC 136 et ses successeurs, il n'y en a pas beaucoup pour disposer ainsi les propulseurs).

Baumann B-250 Brigadier

Chez les militaires, à la même époque il y a bien l'énorme B-36 pour faire de même, mais dans le civil le style est fort peu répandu. L'appareil, malgré un confort comparable au Piper Apache est un flop commercial, il est revendu assez vite à... Piper en 1950. Mais ayant les hélices déjà "dans le bon sens", il intéresse fortement Custer, toujours à l'affût quand il s'agît de minimiser les coûts de fabrication de ses appareils.

En fait, de la seconde machine du fabricant, non terminée, il ne retiendra que le fuselage, la queue et la motorisation, à savoir cette fois deux moteurs Continental 0-470 de 225 ch (c'est aussi celui du Beech Mentor T-34 d'entraînement). C'est une très bonne affaire, en fait, l'appareil non fini est négocié à très bas prix, alors qu'il présente tout le décorum intérieur des meilleurs bimoteurs d'affaire de l'époque. Les projets en cours, estampillés CCW3 et CCW4, à savoir les petits monomoteurs laissent placent au CCW5, dont Custer est persuadé qu'il sera son chef d'œuvre.

Custer CCW5

Et effectivement, quand il sort, l'appareil impressionne par sa finition... et ses capacités, toujours hors du commun. Son premier vol a lieu le 13 juillet 53 à Hagerstown, près de l'habitation de Custer. Il décolle en 100 pieds à peine (30 mètres !) avec aux commandes Walker J. Davidson comme pilote principal. L'appareil vole à 35 km/h seulement sans décrocher, un véritable record toutes catégories. Il est basé pourtant sur un couple d'aile 4418 bien classique, devenant simplement plus joufflu lorsque l'aile devient un demi-anneau.

 Dépliant publicitaire de la firme vantant l'aménagement intérieur.

Les hélices sont des Hartzell classiques légèrement modifiées. La dépression qu'elles fabriquent chacune dans les demi tunnels est de 2625 rpm (c'est un vrai aspirateur !), et c'est d'ailleurs cela l'aboutissement des quinze dernières années de recherche de l'équipe Custer. Pourtant, une nouvelle fois, l'appareil ne séduit pas vraiment la clientèle visée.

Il faut dire que son look extérieur n'est pas très engageant, et que la formule des deux demi-anneaux accolés au fuselage rend l'accessibilité en cabine un peu problématique. C'est en fait le défaut principal désormais, tant les spécifications de vol sont alléchantes. Il grimpe littéralement au ciel accroché à ses demi-tonneaux, avec un angle... de 45 à 60° !

CCW5 en vol

Sources :

Auteur de ce dossier : Didier Vasselle
Ressources online :

Custer Channelwing
The Official Custer channel Wing Website

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