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Les avions à aile gouttière de Willard Custer
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VII. Cage à poule volante
Translate : in English in Spanish in German Création/Mise jour : 25/04/2005
Custer
I. Introduction IX. A partir d'un brigadier
II. Né d'une tornade X. Des batons dans les roues
III. Un garagiste visionnaire XI. Découvertes
IV. Voler, sans les ailes XII. L'aile gouttière n'a pas de passé mais elle a un avenir
V. Entrée en scène des militaires XIII. Annexes
VI. Coup de pouce d'un magazine populaire  
VII. Cage à poule volante  
VIII. Le nouvel eldorado civil  

 

Taylorcraft BC-12

 

Le Custer 2 (CCW2) de 1948 poussait en effet encore davantage la mise en valeur de l'effet Bernoulli. L'appareil ressemblait davantage à un banc d'essai volant que le premier. On peut y voir un manque cruel de moyens, l'avion n'ayant pas de carlingue mais un treillis de tubes, le pilote étant à l'air libre, et les deux ailes étant réduites à de véritables moignons.

Le modèle CCW2

Le fuselage non entoilé est celui d'un Taylorcraft BC-12, à qui l'on a retiré tout le berceau moteur avant (provenant peut-être d'un appareil accidenté ?) : notre ancien réparateur de voiture resté prosaïque ne s'ingénie pas à créer tout l'appareil. Ce qui compte, c'est l'aile, façon Custer.

Vue arrière du CCW-2

Les deux demi-cercles, en revanche sont, en effet, reconnaissables de loin. L'appareil, ultra-léger, montre des facultés assez extraordinaires, se posant et décollant en quelques 120 m seulement ou volant comme son prédécesseur sur un seul moteur sans encombre, les deux tournant en sens contraire cette fois.

 

Willard Custer (sur le modèle CCW5 et non le CCW2)

 

Pour ce faire, Custer, malgré ses faibles moyens financiers, est allé jusqu'à fabriquer ses propres hélices, désormais disposées au ras du bord de fuite des ailes semi-annulaires (lors des essais, il a plusieurs fois râpé les bords de fuite et limé les hélices !). C'est alors le propre fils de Custer, Harold, qui est aux commandes.

L'appareil fonctionne, mais d'aucuns font remarquer qu'un bon petit Piper Cub fabrique 18 livres de portance par cheval, contre 11 seulement pour le Custer. Mais cela ne suffit pas pour démonter notre homme, toujours persuadé du bien fondé de sa théorie, malgré le rejet définitif de l'armée. Il est déjà quasiment ruiné, et avouera plus tard qu'à partir de cette époque sa famille devra subsister parfois pendant plusieurs années consécutives... en mangeant les seules ressources de son potager...

 

Sources :

Auteur de ce dossier : Didier Vasselle
Ressources online :

Custer Channelwing
The Official Custer channel Wing Website

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