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VII. L'entrainement des pilotes
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Translate : in English in Spanish in German 7-2 Le Lockheed NF-104 A

 

 

La simulation au sol était ici impossible, les références visuelles indispensables, variables selon les sites d'atterrissage, ne pouvaient être acquises qu'en vol réel. A. Scott Crossfield, le pilote d'essais de North American, utilisait pour son entraînement, le F-100A n52-5760 dont l'aérodynamique était volontairement dégradée par réduction des gaz, sortie du train et des aérofreins, et ouverture du parachute-frein !

Les pilotes du Gouvernement (NACA, USAF, USN) s'entraînaient sur un F-104 dont la finesse chutait à 2,2 en configuration dégradée : la manoeuvre consistait à piquer vers le sol sous un angle de 30 depuis l'altitude de 3600 m, avec une finesse ramenée à 2 ou 3, à rétablir à 400 m pour atterrir ensuite avec un maximum de précision.

De l'avis unanime, l'exercice était très dangereux et ne tolérait pas la moindre erreur. Plusieurs accidents se produisirent à Edwards au cours de ces approches en Starfighter mais cet entraînement permit aux pilotes du X-15 de conduire, avec une aisance admirable, leurs approches et leurs atterrissages sur le Rogers dry Lake.

 

 

Le Starfighter fut aussi utilisé par les équipages du X-15 dans une version un peu spéciale désignée NF-104A, pour la préparation aux vols à très haute altitude. Le NF-104A, réalisé en trois exemplaires au profit de l'école des pilotes-astronautes de l'USAF à Edwards, était équipé d'un moteur-fusée Rocketdyne LR-121/AR-2 de 2800 kg de poussée.

Monté à la base de la dérive, il entrait en fonctionnement à Mach 1,9 et 10000 m d'altitude et propulsait l'avion en trajectoire balistique, à 30000 m. Le réacteur, éteint à 24000 m, était rallumé lorsque le NF-104A redescendait à 18000 m. Au sommet de la trajectoire, le Starfighter était stabilisé par un dispositif de fusées d'attitude dans la pointe avant du fuselage.

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